Jobim Novak

Dans sa jeunesse, Jobim entend des voix. Il n’arrive pas clairement à déterminer d’où celles-ci proviennent et préfère ne pas en parler. Il est déjà marginalisé et intimidé à l’école. Il ne veut pas empirer les choses. À ses parents, il n’ose pas se confier de peur de ne pas être cru. Les voix lui disent ensuite de faire du mal et de se faire du mal. Jobim a peur et commence à prendre de l’alcool et de la drogue pour mieux affronter ses pensées et ses émotions.

À 15 ans, le vent a tourné et c’est lui qui intimide les autres. Sa consommation est plus sérieuse et il est admis dans un centre de réhabilitation à 17 ans pour vaincre sa dépendance. Sobre, il ne parvient pas à supporter ses agitations intérieures et il fait des rechutes. C’est un épisode psychotique qui met en lumière ses enjeux de santé mentale. Jobim obtient enfin une explication à ses voix et pensées sombres : il souffre de schizophrénie, dépression et anxiété. Les premiers médicaments qu’on lui propose ne lui conviennent pas. Il ne ressent plus rien et se sent déconnecté. De peur qu’on n’augmente considérablement la dose, il prétend que tout va bien. Les professionnels qui le suivent sont toutefois perspicaces et entreprennent avec lui une longue période d’essai pour sa médication. Plusieurs médicaments le faisaient se sentir comme un zombie, mais il en a maintenant trouvé un qui fonctionne.

Jobim croit que, pour s’en sortir, la première chose à faire est de parler. Il faut aussi être honnête face à soi, ainsi qu’envers les autres, dont les professionnels qui nous aident à recouvrer une meilleure santé mentale. Jobim a appris à s’aider lui-même. Il croit d’ailleurs qu’il est le principal responsable de son bien-être. En 2016, Jobim a remporté un prix « Transformer des vies » du Centre de toxicomanie et de santé mentale et étudie maintenant pour devenir un praticien des soins aux enfants et aux jeunes. La musique et l’écriture sont également des moyens auxquels il a recours pour exprimer ses émotions, se sentir mieux et partager la réussite de son cheminement.

La journée Bell Cause pour la cause

Lors de la Journée Bell Cause pour la cause, le pays entier a parlé. Vos actions ont permis à Bell d’investir plus d’argent en santé mentale. Cela nous aide à nous rapprocher davantage d’un pays libre de toute stigmatisation.

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Le Fonds communautaire Bell Cause pour la cause

Le Fonds communautaire Bell Cause pour la cause se consacre à améliorer l’accès au soutien et aux services pour les personnes vivant avec la maladie mentale à travers des initiatives locales et des organismes communautaires dans les collectivités de partout au pays.

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