Jonathan Thériault

C’est par défi que Jonathan s’enrôle dans les Forces armées canadiennes. Il veut vivre une grande expérience et voir de quoi il est capable. C’est donc confiant et extrêmement bien préparé qu’il débarque en Afghanistan. Les épreuves sont extrêmes, mais Jonathan sent qu’il contribue à une cause et en est fier. Puis, une journée du mois d’août, il est impliqué dans un tragique accident qui changera le cours de sa vie. Jonathan ne le sait toutefois pas encore. C’est en raison de blessures physiques qu’il quitte le monde militaire. Mais son mal est plus insidieux qu’il ne le croit et les ravages sont encore plus importants sous la surface. Jonathan souffre d’un trouble de stress post-traumatique (TSPT), mais son apparition sera différée.

Quelques années s’écoulent donc avant que des symptômes se manifestent plus clairement. Les réactions de son trouble sont fortes, mais Jonathan n’en parle pas. Il est confiant de pouvoir s’en sortir seul. Mais s’il a appris à connaître ses grandes forces dans l’armée, ses enjeux de santé mentale lui apprendront à reconnaître ses limites, dont celle de ne pas pouvoir se rétablir sans aide. Jonathan consulte et prends la médication qu’on lui propose, mais il demeure anéanti. Pour lui, chaque seconde constitue une bataille : contre ses symptômes, contre les autres, contre lui-même. Il a l’impression de déambuler dans la vie sans gilet pare-balles, constamment à l’affût des tirs à esquiver et recevant inévitablement des coups en plein cœur : le jugement d’anciens co-équipiers, l’incompréhension de certains, les mots blessants des autres. Jonathan ne veut pas abandonner, mais il veut arrêter de souffrir. Il tente donc de s’enlever la vie. Ce geste dramatique est le point de départ d’une prise de conscience. Jonathan ne sera plus jamais celui qu’il était auparavant. Il doit en faire son deuil et accepter cette nouvelle version de lui-même. Il lève la main pour demander de l’aide. L’un des gestes qui lui demande le plus de courage. La longue et bénéfique thérapie qu’il entreprend avec d’autres personnes qui ont aussi un TSPT lui permet de se reconstruire. Parallèlement, Jonathan édifie également les bases de sa santé physique en rééquilibrant son hygiène de vie : il dort enfin, mange mieux et bouge plus. Un jour à la fois, il poursuit ce qu’il appelle son « combat ». Il est soutenu par de précieux proches, savoure les bons moments et accepte de traverser les plus difficiles. Jonathan a choisi le bonheur, envers et contre tous.

La journée Bell Cause pour la cause

Lors de la Journée Bell Cause pour la cause, le pays entier a parlé. Vos actions ont permis à Bell d’investir plus d’argent en santé mentale. Cela nous aide à nous rapprocher davantage d’un pays libre de toute stigmatisation.

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Le Fonds communautaire Bell Cause pour la cause

Le Fonds communautaire Bell Cause pour la cause se consacre à améliorer l’accès au soutien et aux services pour les personnes vivant avec la maladie mentale à travers des initiatives locales et des organismes communautaires dans les collectivités de partout au pays.

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