Melynda Ehaloak

Melynda habite au Nunavut, territoire qui détient malheureusement le plus haut taux de suicide au pays. Un tel acte est si fréquent dans sa région qu’il est normal pour ses habitants de connaître une ou souvent plusieurs personnes qui se sont enlevé la vie. Melynda souhaite contribuer à la diminution de ces statistiques et considère que l’éducation et la sensibilisation à la santé mentale font partie des stratégies pour y parvenir. Par respect pour ses pairs, elle a décidé de parler avec honnêteté. Ses enjeux de santé mentale commencent lorsqu’elle a dix ans. Elle éprouve souvent un sentiment de tristesse, se sent anxieuse et parfois dépressive. Son état demeure ainsi jusqu’à ses seize ans. Sa tristesse a atteint un niveau inquiétant et elle a des idées suicidaires. Melynda est aussi anxieuse, ce qui force sa tête à penser sans arrêt. Des inconforts physiques se manifestent alors : elle est accablée par une grande fatigue et a d’importantes migraines. Puisqu’ils sont d’ordre physique, elle se sent plus à l’aise de parler de ses deux symptômes à ses parents, qui la conduisent chez le médecin. Melynda ne fait pas mention de son désespoir et reçoit un traitement pour ses maux de tête, qui apaise du même coup son état dépressif, pour un temps du moins. À l’âge de vingt ans, ses émotions sont au plus bas. Elle est habitée quotidiennement par de sombres pensées et décide qu’il est temps que ça cesse. Melynda demande de l’aide et reçoit un diagnostic de dépression et de trouble d’anxiété généralisée. Avec courage, elle a parlé et a ainsi pu développer des outils qui lui permettent de prendre soin d’elle et de son équilibre mental.

En racontant son histoire, Melynda veut prendre part à une grande conversation qui pourrait avoir un effet domino sur la stigmatisation de la santé mentale : plus on parlera de nos enjeux, plus les préjugés tomberont; moins il y aura de stigmates sociaux, plus on sera confortable de se confier. Ce processus prendra du temps, mais Melynda veut le faire pour les prochaines générations, qui méritent de vivre sur un territoire où la santé mentale fait partie de leurs discussions.

La journée Bell Cause pour la cause

Lors de la Journée Bell Cause pour la cause, le pays entier a parlé. Vos actions ont permis à Bell d’investir plus d’argent en santé mentale. Cela nous aide à nous rapprocher davantage d’un pays libre de toute stigmatisation.

Découvrez où vont les fonds

Le Fonds communautaire Bell Cause pour la cause

Le Fonds communautaire Bell Cause pour la cause se consacre à améliorer l’accès au soutien et aux services pour les personnes vivant avec la maladie mentale à travers des initiatives locales et des organismes communautaires dans les collectivités de partout au pays.

En savoir plus