Arnie Cader

Au début des années 80, le monde professionnel est soumis à de très grands enjeux économiques. Confronté à la récession et à des taux d’intérêt exceptionnellement élevés dans le cadre de son travail, Arnie s’épuise à la tâche. En parallèle, il doit composer aussi avec des épreuves personnelles, dont la maladie de son père, en phase terminale, et les graves problèmes financiers d’un ami très proche, réduit à la faillite. Arnie parvient difficilement à dormir et sent qu’il perd pied, travaillant toujours plus pour de moins en moins de résultats. N’ayant jamais été aux prises avec des problèmes de santé mentale, il ne s’alarme pas de son état. Il laisse les choses aller durant un bon moment, jusqu’au jour où il prend conscience que ça ne va plus du tout et décide de consulter un psychiatre sur les conseils d’un ami. Malheureusement, son état est jugé tellement grave qu’il doit être hospitalisé en raison de la dépression qu’on lui a diagnostiquée. Il passera neuf jours à l’hôpital. Heureusement, les médicaments et la thérapie lui font du bien. Arnie reprend bientôt sa vie normale.

Tout va bien pendant quelques années, jusqu’en 1990. À ce moment, il se sent si bien qu’il abandonne son traitement. La rechute qu’il fait lui envoie un message clair : pour avoir une santé mentale équilibrée, on lui conseille de prendre ses médicaments à vie. En 2008, la crise financière que connaît le pays engendre un stress très important sur l’économie et Arnie se retrouve de nouveau poussé au-delà de ses propres limites. Un troisième épisode de dépression, moins pénible que le premier, l’oblige cette fois-ci à demeurer hospitalisé durant quatre jours. Il s’agit d’une autre bonne leçon pour cet homme qui se met constamment au défi et s’investit corps et âme dans son travail.

Arnie se rend compte qu’une bonne éducation à la santé mentale aurait pu lui être bénéfique dans le passé. Mieux informé, il aurait ainsi consulté plus rapidement un professionnel lors de son premier épisode de dépression, ce qui lui aurait peut-être évité de voir son état s’aggraver davantage. Pour sensibiliser le public en ce sens, Arnie a accepté de jouer un rôle précurseur en parlant publiquement de sa dépression clinique, et ce, dès la fin des années 1980. Il a aussi consolidé son engagement en santé mentale en siégeant au conseil d’administration de l’Institut Clarke de Toronto, le premier établissement qui l’a accueilli. Avec son médecin traitant, il a créé la Fondation de l’Institut Clarke, devenue depuis la Fondation CAMH. Carriériste, Arnie découvre maintenant l’importance d’équilibrer sa vie et de consacrer plus de temps à soi, en tant que pré-retraité. Une chose est certaine pour son avenir : chaque matin où il se sentira bien au réveil, il continuera d’être reconnaissant. Puisqu’il a connu des périodes difficiles, il sait que les bonnes journées ne doivent jamais être tenues pour acquises.

La journée Bell Cause pour la cause

Lors de la Journée Bell Cause pour la cause, le pays entier a parlé. Vos actions ont permis à Bell d’investir plus d’argent en santé mentale. Cela nous aide à nous rapprocher davantage d’un pays libre de toute stigmatisation.

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Le Fonds communautaire Bell Cause pour la cause

Le Fonds communautaire Bell Cause pour la cause se consacre à améliorer l’accès au soutien et aux services pour les personnes vivant avec la maladie mentale à travers des initiatives locales et des organismes communautaires dans les collectivités de partout au pays.

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