Beth Beattie

Il y a deux ans, Beth est sortie « du placard de la maladie mentale », comme elle le dit. En tant qu’avocate, elle était préoccupée par la réaction potentielle des clients et de ses collègues si elle leur révélait sa maladie. Quatorze ans plus tôt, elle avait reçu un diagnostic de trouble bipolaire. Beth pouvait compter sur le soutien de quelques proches bienveillants, mais sa maladie devait être tenue secrète au-delà de ce cercle fermé. Au travail, Beth ne voulait pas être isolée en raison de sa situation ou encore, ne plus se voir confier par ses patrons des causes complexes. En phase avec son éducation familiale, elle se disait aussi qu’on ne parlait pas ouvertement de ses enjeux personnels. Elle se retrouvait donc dans une double situation de stigmatisation, imposée à la fois par elle-même et par la société.

Malgré tout, Beth composait bien avec sa maladie et parvenait à vivre une vie relativement équilibrée. Mais elle traînait quotidiennement le fardeau de son secret. Il y a deux ans, quelques-uns de ses collègues lui ont parlé séparément des enjeux de la maladie mentale que vivent leurs proches. De par son expérience personnelle, Beth savait qu’elle pourrait les aider en leur parlant de sa situation et en leur donnant de l’information. Pour ce faire, elle devrait toutefois se confier. C’était l’occasion idéale de parler de sa maladie ouvertement pour la première fois. Beth a alors plongé et raconté son histoire. Elle a été stupéfaite par le sentiment de libération qu’elle a éprouvé. Elle avait fait le premier pas. Elle a commencé à raconter ce qu’elle vivait à d’autres collègues ainsi qu’à ses supérieurs. Beth a réalisé avec joie que ses collègues accueillaient positivement sa confidence. Elle a ensuite multiplié les occasions de sensibiliser les gens à la santé mentale. Elle prônait aussi l’importance d’être ouverts et proactifs face à la maladie mentale. Beth avait parlé, enfin, sans crainte de représailles.

Depuis ce temps, elle avoue même qu’il est difficile pour elle de s’arrêter! Après s’être sentie seule et isolée avec son lourd secret pendant quatorze ans, elle se sent libérée et veut aider les autres à ressentir ce sentiment de liberté.

La journée Bell Cause pour la cause

Lors de la Journée Bell Cause pour la cause, le pays entier a parlé. Vos actions ont permis à Bell d’investir plus d’argent en santé mentale. Cela nous aide à nous rapprocher davantage d’un pays libre de toute stigmatisation.

Découvrez où vont les fonds

Le Fonds communautaire Bell Cause pour la cause

Le Fonds communautaire Bell Cause pour la cause se consacre à améliorer l’accès au soutien et aux services pour les personnes vivant avec la maladie mentale à travers des initiatives locales et des organismes communautaires dans les collectivités de partout au pays.

En savoir plus