David K. Henry

La résilience caractérise l’histoire de David, un camionneur de profession. Son parcours a été ponctué de trop nombreux accidents auxquels il n’aurait probablement pas dû survivre, mais qui ont fait de lui ce qu’il est aujourd’hui : un homme investi de la mission d’aider les autres.

Plus jeune, David est un être d’action, bien en contrôle et vif d’esprit. Il joue au rugby et s’accommode bien des blessures qui viennent avec la pratique de ce sport. Il préfère mettre en lumière la force de son caractère. Toutefois, en 1986, un violent coup à la tête vient faire une brèche dans l’armure qu’il s’est forgée. Pour l’entraîneur de David et ses proches, les commotions cérébrales ne sont pas des sujets dont on parle; les effets de ce type de traumatisme sont même généralement niés dans le milieu. En dépit de cet incident qui l’a fragilisé, David poursuit donc sa route sans trop de séquelles. En 1991, sur une ferme, le sort s’abat de nouveau sur lui, alors qu’il est victime d’un terrible accident. Des mesures sont prises pour le maintenir en vie. Il déjoue les pronostics et, grâce à de nombreuses interventions chirurgicales et aux soins qui lui sont prodigués, il s’en sort. Son corps est entre bonnes mains et grâce à la médecine, il parvient à se remettre sur pieds. Mais qu’en est-il de sa santé mentale? David reprend sa vie, mais a toujours, à l’intérieur, son lot de blessures dont il portera le fardeau durant la prochaine décennie. Il constate, en silence, que sa mémoire lui fait défaut. Il est aussi aux prises avec des élans d’agressivité. Il a changé, et les mots et les notions lui manquent pour mettre le doigt sur le mal qui l’afflige.

En 2001, sur les routes de la Floride, le destin du camionneur est marqué par une grave collision, qui change sa vie pour toujours. En apparence, David n’est pas trop blessé, mais sa tête a encore encaissé le choc. C’en est trop. Pour la première fois, sur le chemin du retour, il fait une importante crise de panique et ne parvient plus à fonctionner. Il comprend qu’il a besoin d’aide. Épaulé par sa femme et sa famille, il parvient à obtenir des soins pour améliorer son état mental. Arrimer le travail de tous les intervenants qui veillent sur sa santé physique et psychologique n’est cependant pas facile. Les résultats ne sont pas optimaux, mais David se porte mieux. Il se sent moins seul, s’ouvre sur certains de ses enjeux et s’adonne à des activités bénéfiques pour lui, notamment la rédaction d’articles pour un magazine destiné aux camionneurs. David propose des textes positifs orientés sur les solutions. Il veut encourager ses collègues de l’industrie à mieux prendre soin de leur santé mentale et à voir le bon côté des choses. C’est ainsi qu’il s’efforce lui-même d’aborder la vie, bien qu’il n’y parvienne pas toujours.

Lorsqu’il subit une fois de plus un accident du travail, en 2016, David n’en peut plus. Il est fatigué, en a assez et est envahi par des pensées suicidaires. Il ne parvient plus à composer avec les contrecoups accumulés au fil des années, la réalité le rattrape. Survenu dans un contexte de travail, cet accident sera un tournant dans son cheminement. Pour qu’il se rétablisse, son assureur lui offre de suivre un programme de plusieurs semaines qui s’inscrit dans une réelle démarche holistique. Enfin  il n’y croyait plus , une équipe veillera à son bien-être entier, c’est-à-dire à celui de « son corps, son esprit et son âme ». Les soins qu’il reçoit et les rencontres qu’il fait, particulièrement celle avec l’intervenante Sylvia Marusyk, seront cruciaux et son état s’améliore incontestablement. La vie a fait subir beaucoup de souffrance à David. Durant sa réadaptation, on lui fait remarquer qu’il a une histoire surprenante à raconter. Il en fera sa cause pour aider les autres dans leur propre cheminement.

Les gestes pour soutenir notre entourage n’ont pas à être grandioses. Être gentil, dire merci, faire un compliment, prendre la parole pour partager son expérience durant un séminaire, offrir un épi de maïs provenant de son champ à un passant; voilà des gestes qui font du bien à David et aux gens qui croisent désormais sa route.

La journée Bell Cause pour la cause

PETITS GESTES - GRAND RÉSULTAT. Pour chaque message texte, appel mobile, appel interurbain, tweet avec le mot-clic #BellCause, visionnement de notre vidéo ou utilisation du filtre Snapchat et Facebook lors de la Journée Bell Cause pour la cause, Bell a versé 5 ¢ pour des initiatives en santé mentale.

Découvrez où vont les fonds

Le Fonds communautaire Bell Cause pour la cause

Le Fonds communautaire Bell Cause pour la cause se consacre à améliorer l’accès au soutien et aux services pour les personnes vivant avec la maladie mentale à travers des initiatives locales et des organismes communautaires dans les collectivités de partout au pays.

En savoir plus