Jean-Pierre Langevin

Le fils de Jean-Pierre, Philippe, est à l’université lorsqu’il présente ses premiers signes de schizophrénie. Le jeune homme engagé et brillant pour qui tout réussit s’isole peu à peu. Le rayon de soleil de la maison qu’il incarne s’affadit. Les parents croient que le plus jeune de leurs trois enfants traverse, sur le tard, sa crise d’adolescence. Les mois passent et son mode de vie change. Philippe dort le jour et demeure éveillé la nuit. Il entretient un discours décousu, bientôt teinté de paranoïa. On l’espionne, le suit, lui envoie des messages. Jean-Pierre et son épouse concèdent qu’il y a un vrai problème, mais Philippe n’est pas en mesure de le reconnaître. Les parents refusent de rester les bras croisés et montent un rapport étoffé sur leur fils, qu’ils apportent à un psychiatre. Ce dernier reconnaît qu’il semble y avoir un enjeu de santé mentale, mais il doit voir le patient pour entreprendre une quelconque démarche. Jean-Pierre tente de convaincre Philippe, mais en vain. Son état se détériore et il faut agir. Dans un geste d’amour absolu, ils font une demande d’ordonnance d’examen psychiatrique pour leur fils. C’est la police qui vient chercher Philippe, pour qu’il se fasse soigner. Jean-Pierre et sa compagne savent que c’était la bonne chose à faire, mais ils éprouvent un profond sentiment de trahison envers leur benjamin. Ce qu’ils ne savent pas encore, c’est qu’ils devront entreprendre cette démarche à quatre reprises pour que leur enfant parvienne à se reprendre en main. La route que Philippe a empruntée depuis l’université a dévié de sa trajectoire initiale. Aujourd’hui, il mène malgré tout une vie bien à lui. Jean-Pierre, de son côté, affirme être devenu un meilleur humain grâce à son fils.

Voilà donc maintenant 23 ans que Jean-Pierre s’engage corps et âme pour la grande cause de la santé mentale. Par amour pour Philippe, il a entrepris un long pèlerinage durant lequel il s’active à déboulonner les idées préconçues et les préjugés. En tant qu’ancien policier à la Sûreté du Québec, il partage son expérience personnelle avec les agents afin de leur rappeler que derrière un enjeu de santé mentale se trouve un être humain qui a droit au respect. Par solidarité à l’égard des proches qui soutiennent les personnes qui ont une maladie mentale, Jean-Pierre mène également des actions visant à s’assurer qu’ils puissent garder le cap avec sérénité. Grâce à lui, un service de soutien téléphonique disponible 24 heures par jour, offert par La Boussole, a ainsi été créé. Le prochain cheval de bataille de Jean-Pierre consiste à humaniser la démarche d’ordonnance d’examen psychiatrique, pour que les proches puissent venir en aide sans éprouver un terrible sentiment de désarroi

La journée Bell Cause pour la cause

Lors de la Journée Bell Cause pour la cause, le pays entier a parlé. Vos actions ont permis à Bell d’investir plus d’argent en santé mentale. Cela nous aide à nous rapprocher davantage d’un pays libre de toute stigmatisation.

Découvrez où vont les fonds

Le Fonds communautaire Bell Cause pour la cause

Le Fonds communautaire Bell Cause pour la cause se consacre à améliorer l’accès au soutien et aux services pour les personnes vivant avec la maladie mentale à travers des initiatives locales et des organismes communautaires dans les collectivités de partout au pays.

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