Jennifer Coward

Lorsqu’elle a treize ans, les voisins de Jennifer sont cambriolés et cet événement la marque véritablement. Elle redoute que survienne la même chose chez elle et craint pour sa sécurité et celle des membres de sa famille. Elle sent qu’elle a la responsabilité de les protéger. Avant d’aller au lit, elle inspecte donc les serrures de la maison. Elle répète ses vérifications tous les jours, puis plusieurs fois par jour. De funestes idées l’envahissent. Jennifer imagine que quelqu’un se cache dans la maison et attaque sa famille durant la nuit. Elle sait qu’il ne s’agit que d’une idée obsédante et qu’il n’y a personne en réalité. Malgré tout, elle ne parvient pas à se défaire de ses pensées, qui provoquent en elle beaucoup d’anxiété. Ses vérifications se multiplient et se transforment en un rituel exigeant qui se bonifie régulièrement. Lorsqu’elle est interrompue dans son processus, elle s’efforce de recommencer à zéro. Pendant près de deux ans, Jennifer fera ses rituels secrets, qui finissent par prendre entre quatre à six heures de son temps. Rien de tout cela ne paraît à l’école, mais elle transpose dans ses travaux son obsession de la perfection et son besoin de régler tous les petits détails. Elle est épuisée, en plus d’être effrayée et déprimée. Lorsqu’elle commence à envisager de tout arrêter en mettant fin à ses jours, elle comprend qu’elle doit en parler.

Embarrassée par ce qui lui arrive, Jennifer choisit judicieusement à qui s’adresser. Elle va ainsi voir une amie qui a aussi eu des enjeux de santé mentale. Avec elle, elle a l’impression d’être moins jugée. Sa copine l’écoute attentivement et lui parle du trouble obsessionnel compulsif (TOC). Jennifer retourne chez elle pour faire davantage de recherche sur le sujet. La lecture des textes qu’elle trouve a l’effet d’une délivrance. Elle se confie à sa mère, qui, malgré son étonnement, l’amène consulter un professionnel de la santé. Jennifer entreprend une thérapie et prend de la médication. Elle est introduite à une communauté composée d’autres personnes qui ont un trouble obsessionnel compulsif. Savoir qu’elle n’est pas seule est réconfortant et lui donne espoir qu’elle ira mieux. Durant son parcours, Jennifer a rechuté, obéissant malgré elle à des rituels de 16 à 20 heures par jour, dont l’un prenait jusqu’à huit heures. Malgré cette rechute, Jennifer demeure confiante et travaille assidûment pour maintenir son équilibre. Avec le soutien de ses parents, de ses amis et de ses pairs, avec qui elle arrive même parfois à rire de ses TOC, elle se sent bien entourée. Jennifer accepte désormais de partager son histoire. Elle est consciente qu’en parlant de son expérience, elle participe à l’éducation des autres, en plus de leur permettre de mettre un visage sur la maladie mentale.

La journée Bell Cause pour la cause

Lors de la Journée Bell Cause pour la cause, le pays entier a parlé. Vos actions ont permis à Bell d’investir plus d’argent en santé mentale. Cela nous aide à nous rapprocher davantage d’un pays libre de toute stigmatisation.

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Le Fonds communautaire Bell Cause pour la cause

Le Fonds communautaire Bell Cause pour la cause se consacre à améliorer l’accès au soutien et aux services pour les personnes vivant avec la maladie mentale à travers des initiatives locales et des organismes communautaires dans les collectivités de partout au pays.

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