Lesley Kelly

Lesley et son mari Matt ont une ferme familiale qui s’étend sur sept mille cinq cents acres de terre et sur laquelle poussent toutes sortes de cultures. Avec les années, ils ont cependant réalisé que le succès des récoltes passe d’abord par le bien-être général des agriculteurs. Désormais, pour Lesley et sa famille, la santé mentale est une priorité. En parler fait donc partie de leur mode de vie et c’est à livre ouvert qu’ils discutent de leurs défis, petits ou grands.

À la naissance de son deuxième garçon, Lesley a vécu quelques jours aux prises avec le syndrome du troisième jour. Elle se sentait fatiguée et submergée. Son mari, attentif à son état, s’est assuré qu’elle se repose et soit libérée de toutes les tâches qui l’étouffaient. Parce qu’ils ont été présents l’un pour l’autre, Lesley a pu se remettre sur pied rapidement. Peu de temps après, c’est au tour de Matt, qui fait une crise de panique. Le stress, l’isolement et la culpabilité de ne pas être assez présent à la maison, cumulés aux nombreuses responsabilités qui l’incombent, le font craquer. Ni Lesley ni lui ne savent comment réagir. Instinctivement, ils se sont parlé, se sont partagé leurs angoisses et ont trouvé des solutions. Cela leur a permis d’entamer une discussion qui, encore aujourd’hui, a toujours cours. En ce qui les concerne, la communication est l’exutoire de leurs angoisses. Ils n’hésitent pas à aborder ces sujets, ce qui contribue à éliminer la stigmatisation qui les entoure. Lesley a même abordé certains de ces sujets dans son blogue High Heels and Canola Fields. Elle est également cofondatrice de la The Do More Agriculture Foundation, dont la mission est de défendre, encourager et soutenir la bonne santé mentale des fermiers canadiens. En partageant quelques pans de sa vie, elle tend la main à ses consœurs et confrères. Lesley encourage les autres agriculteurs à parler ouvertement de la santé mentale. Ainsi, tant les fermiers que l’industrie seront meilleurs et plus forts.