Michel

Michel s’estime chanceux. Il a une famille aimante, des amis présents, un emploi qu’il aime et grâce auquel il s’épanouit. Il chérit par-dessus tout cette vie stable et réconfortante dont il rêvait quand il a traversé une période plus sombre.

Au début de sa vingtaine, Michel est très travaillant. Il se surpasse à l’école et s’implique activement dans de nombreuses activités parascolaires. La vie est pleine de surprises, mais sournoisement, la lassitude l’envahit. Les moments quotidiens qui lui apportaient autrefois du bonheur semblent avoir perdu tout leur sens. Même ses capacités cognitives et physiques semblent s’être altérées. Michel éprouve une profonde tristesse, mais tout au fond de lui, il y a encore une toute petite lueur d’espoir qui scintille.

Michel fait une rencontre déterminante. Il croise la route d’une personne du milieu de la santé qui lui offre l’écoute et l’aide théorique et pratique dont il a besoin. Les informations qui lui sont transmises sont sensées et il sait qu’il peut s’y fier. Son plus grand souhait est si simple : il veut se sentir « normal » à nouveau, redécouvrir les joies du quotidien. En premier lieu, il travaille la base de son existence : manger, dormir, bouger. Avec de l’aide, de la persévérance et beaucoup de patience, il essaie aussi une panoplie d’outils qui pourraient l’aider à aller mieux. Il doit se montrer ouvert et travailler sur lui-même, car le rétablissement est un long processus et cheminement personnel.

À travers ce long et pénible périple, Michel rebâtit sa confiance et doit accepter que ses attentes ne doivent plus viser la perfection. Aujourd’hui encore, il savoure ce changement chez lui. En étant moins critique et exigeant, il éprouve moins de stress et parvient même à apprécier la valeur de ce qu’il réalise. Grâce à cette étape d’introspection, Michel a dû reconnaître ce qui était bon pour lui et pour son équilibre global. Depuis, il goûte au bonheur que lui procure la stabilité de son quotidien.