Richard Langlois

Au milieu des années 90, Richard vit un épisode de trouble bipolaire très important. Jumelée à une psychose, cette première manifestation de sa maladie mentale l’amènera à recommencer sa vie pratiquement à zéro. Tout commence d’abord par la phase de manie. Richard voit grand et entame un nouveau chapitre de son existence. Il se trouve un nouvel emploi qui implique de déménager. Il choisit d’ailleurs précautionneusement la nouvelle ville où il ira s’établir avec son fils et sa conjointe… pour mieux quitter cette dernière. Richard est heureux. Il se sent en contrôle de ses actions et décisions, qui sont toutes d’une logique implacable pour lui. Son employeur est satisfait de son travail et lui donne davantage de responsabilités. Il estime qu’il a l’énergie pour tout faire, car il se sent invincible. Il doit se rendre au Nouveau-Brunswick pour un événement corporatif et c’est à ce moment qu’il a un « appel » qui le mènera vers un délire mystique. Richard est investi par une énergie incommensurable. Il n’en dort plus pendant des jours. Au cœur de sa psychose, il est finalement intercepté par la police. Il est amené en psychiatrie, mais pour un court moment, car il retrouve rapidement un état sensiblement stable après avoir été médicamenté. Ses émotions sont très neutres. De retour à son appartement, la phase de dépression s’entame. Il a l’impression de tomber dans un puits vertigineux. Il pleure sans cesse et n’arrive pas à s’apaiser. Cette période est la plus lourde et la plus difficile qu’il ait à traverser. Il est hospitalisé durant trois semaines et refuse d’abord de voir la lumière du jour. C’est un préposé qui le sort de son mutisme en lui disant qu’il y a une raison pour laquelle il se retrouve à l’hôpital : « Richard prends ton temps ». À cet instant, les démarches de la réadaptation de Richard se mettent en branle.

Après une année de hauts et de bas, un appel pour un emploi rallume son désir de se reconstruire. L’Isle-aux-Grues, où il déménage, lui offre les combinaisons idéales pour se rétablir. L’environnement est serein et Richard est apaisé par la nature. Il se sent bien, mais a peur d’aller trop vite dans son rétablissement. Il ne veut pas retomber. Il fait alors la rencontre de celle qui est maintenant sa conjointe depuis les vingt dernières années. Avec elle, il connaîtra un autre épisode psychotique, mais c’est ensemble qu’ils le traverseront. La vie actuelle de Richard est équilibrée avec un réseau familial et d’amis positif ainsi qu’un travail à sa mesure dans le milieu de la santé mentale. Il est bien entouré et prend soin de lui. Il n’a plus peur de vivre d’autres manifestations de sa maladie, car sa base personnelle est solide et il sait qu’il pourra y faire face. Richard est fier de son rétablissement et en tant qu’auteur, formateur et conférencier, il souhaite accompagner les personnes vivant avec des enjeux de santé mentale ainsi que leurs proches. Il rêve aussi de contribuer à l’amélioration du mieux-être en milieu de travail.

Pour en apprendre davantage sur les livres de Richard Langlois, visitez son site Internet.

La journée Bell Cause pour la cause

Lors de la Journée Bell Cause pour la cause, le pays entier a parlé. Vos actions ont permis à Bell d’investir plus d’argent en santé mentale. Cela nous aide à nous rapprocher davantage d’un pays libre de toute stigmatisation.

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Le Fonds communautaire Bell Cause pour la cause

Le Fonds communautaire Bell Cause pour la cause se consacre à améliorer l’accès au soutien et aux services pour les personnes vivant avec la maladie mentale à travers des initiatives locales et des organismes communautaires dans les collectivités de partout au pays.

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